Angkor Siem Reap et la région   retour
24 janvier
Premier contact avec les temples, en fin d'après midi, le Bayon, un des plus grandioses avec ses 54 tours sculptées chacunes de 4  visages de Jayavarman VII, pas mégalo le gars, ces 214 paires d'yeux lui permettaient ainsi de surveiller son royaume ! 1200 km de fresques qui racontent plein d'histoires de Devas et d' Asuras ...les dieux et les démons locaux. on y reviendra surement.
Disons le tout de suite, pour les photos on  fera pas mieux que Michel Freeman (photgraphe parmis les premiers à être entré dans Agkor après la période Khmers Rouges - à voir pour de très belles photos) .
Pour des infos historiques et archéologiques, nous on a acheté " Angkor Cité Khmere" très documenté. Pour plus d'infos internet voir sur Wikipédia ou un site rapide Voyage au coeur d'Angkor ou encore Le fil d'Angkor
Angkor à 18 h, c'est aussi le périph aux heures de pointe. Retour des miliers de visiteurs quotidiens...A la mode Khmère, c'est une belle cohue de klaxons, de gaz, de poussière, de chaleur, de bus climatisés, de minibus, de piétons, de tuktuk, de motodups, de voitures, de vélos, le tout sur les quelques km qui séparent les temples de Siem Reap, ville d'hôtels et de restaurants de toutes catégories.
Nous on loge au Lovely GuestHouse tenu par deux françaises, çà facilite la compréhension des codes locaux.

25 janvier
Angkor, le site est grandiose et on ne sait comment le raconter.

Des temples ( vats) disséminés dans une zone de 40km sur 40 km (peut-être), des vats, des vats, des temples restaurés (en partie) ou ruinés, envahis par la jungle ou engazonnés, en grés vert , gris ou rouge, en latérite, en forme de tour montagne ou en galeries aux mille bas-reliefs, sculptés dans tous les sens à la gloire des dieux de l'indouisme, du Boudhisme et des souverains de l'époque mégalomane khmère, entre le 9éme et le 13éme siècle environ.
Des villes construites autour ou des palais en bois, il ne reste rien, la jungle et le temps ont tout dévasté. Ces villes-temple sont toujours entourées de larges douves d'épaisses murailles, de séries d'enceintes de pierre sculptées. Antichambres, cours intérieures, bibliothèques, bassins, petits temples se profilent symétriquement entre les 4 points cardinaux et autour d'un temple central abritant le monarque, les dieux indouistes ou le boudha.
On ne sait pas vraiment tout et de nombreux trous archéologiques subsistent semble-t-il sur cette civilisation qui a dominé cette contrée quelques siècles durant. De nombreux pillages on eu lieu au cours de l'histoire et beaucoup de statues sont volées ou coupées, des inscriptions effacées, des bas reliefs dégradés. Même André Malraux...et oui...a été obligé de rendre les 4 statues qu'il avait subtilisé lors de son passage...ah! ah! ah!
Les temples, eux, sont toujours là, toujours en activité et aujourd'hui devenus un haut lieu du tourisme international. Des milliers de personnes se pressent pour voir l' Angkor Vat, l'Angkor Thom, le Bayon, le Ta Prohm, pour citer les plus célèbres et les plus grandioses.


26 janvier
Peut-on imaginer une dizaine de châteaux de Versailles disséminés dans la nature ? Angkor c'est un peu çà, vu d'ailleurs et vers autre chose. L'ami Louis le 14 fait pâle figure à côté des Javayarmans !
Aujourd'hui l'Angkor Vat, en partie, car après 10 heures peu de m2  subsistent devant les groupes au drapeau coloré qui se succèdent dans les galeries des fresques ou sur les escaliers.
On trouve quand même notre place dans ces 900 hectares, grace à un départ très matinal et de bonnes lectures de notre "guide-bible" sans lequel on serait vraiment idiots, face à ces milliers de danseuses et courtisanes (Apsaras) ces Vihsnus à 8 bras sur des éléphants à 3 trompes, ces rois à 10 têtes qui conduisent des centaines de guerriers taillés dans la pierre.
27 janvier
Les " Spungs " ou les "ಟೆಟ್ರಾಮೆಲಿಸ್ ನ್ಯೂಡಿಫ್ಲೋರ R.Br. - ಡ್ಯಾಟಿಸ್ಕೇಸಿ" ou encore  les: ಟೆಟ್ರಾಮೆಲಿಸ್ ಗ್ರಹಾಮಿಯಾನ Wt. Bon , les   Tetrameles nudiflora Datiscaceae.
Ils ont envahi le Ta Prohm et d'autres temples de leur masse et hauteur imposantes. Ces arbres de forêts primaires, semblables à de grands "fromagers" sont très présents dans cette jungle; leurs racines ont envahi les murailles et les statues créant des situations étonnantes.Voilà, athmosphère aventuriers de l'Arche perdue pour cette matinée à gambader dans cette jungle pleine de jolis cailloux sculptés.
  



28 janvier
Dans la jungle du Ta Prohm



Hello Madam...
29 janvier
Des quantités de bas reliefs étonnamment sculptés sur une bonne hauteur racontent les batailles, les fêtes, la vie quotidienne, les légendes, les exploits des Dieux ou des rois Notre bouquin est précieux pour les repérages et on passe des bons moments divertissants avec ces BD du Xème siècle bien gravées.

30 janvier
Bon, vous savez pas le lire, nous non plus...
31 janvier
Une pause bien méritée avant le départ demain, lentement vers PhnomPen puis le Vietnam.
Vu des belles photos en NB d'un certain Mc Dermott assez connu ici (et peut être ailleurs ?)



1er février
L'étroit passage dans les arbres surprend tous les passagers, puis finit par déboucher sur le lac Tonlé Sap, vaste plan d'eau faisant de cette région un vrai grenier à riz et à poissons.
Un village flottant, c'est comme un village quoi, avec des maisons, l'école, la poste, la gendarmerie, les pagodes...la télé, les boutiques de téléphone, le marché aux légumes, sauf que tout flotte et que çà à l'air bien commode pour surmonter les crues importantes de ce lac.
Le décor, riche en couleurs, en acteurs et en évènements nouveaux fait oublier la longueur du trajet et l'inconfort de cet omnibus flottant qui nous transporte tout le jour.
Les arréts dans les villages pour monter ou descendre des passagers sont assez rigolos et riches en couleurs: abordages des petites pirogues à moteur de tondeuse à gazon, roulis et tangage, transfert des gros ballots de marchandises, enfants qui agitent la main ou qui plongent sous le bateau, arrivée de familles...
Huit bonnes heures de grandes découvertes intéressantes sur cette eau boueuse à travers buissons, lac, villages et hameaux flottants ou sur pilotis, mangrove sauvage, méandres paresseux, ensablements et abordages surprises, rizières et eau très sale à l'approche de notre ville étape du soir Ba Tambang d'où nous prendrons le bus sur roulettes pour Phnom Pen.
Ici, les adultes pêchent, des poissons et des coquillages, mettent le tout à sécher ou à fumer, les jeunes font du hors-bord ou téléphonent, les enfants plongent ou sourient devant le bateau, les pirogues boutiques traversent de rives en rives, de maisons en maisons pour commercer et converser. Une vie laborieuse, mouillée et ensoleillée s'écoule lentement comme l'eau de cette rivière qui passe tranquillement devant les petits autels de boudhas flottants.


2 février
Il devait faire bon vivre à Battambang aux heures de gloire françaises en Indochine entre Bangkok et Saïgon, puis cette ville est devenue un des fiefs des Khmers rouges... Aujourd'hui, il en reste quelques maisons coloniales aux toits de tuiles et un député, fils d'un ancien haut dirigeant Khmer rouge...
La ville vit un peu du tourisme, elle est tranquille et charmante pour permettre une meilleure approche de réalités locales, culinaires, marchandes, sociales.





3 février
Près du marché de Battambang, comme partout ici, on gare les motos et on mange.
Retour sur Phnom Pen ce matin, trajet tranquille avec arrêts dans les restaurants de bord de route pour essayer les spécialités locales: "allez Madam, goûtez mes cafards et mes sauterelle séchées..."